La main de Thôt : Théories, enjeux et pratiques de la traduction

Illustration de Sylvian Meschia

La main de Thôt : ISSN 2272-2653

Index

       

      Politique éditoriale

      La main de Thôt est une revue scientifique plurilingue adossée au CEntre de Traduction, Interprétation et Médiation linguistique (CETIM) de l’Université de Toulouse II – le Mirail.  Espace de réflexion et de dialogue entre praticiens et théoriciens de la traduction, elle est engagée dans une démarche interdisciplinaire et interculturelle. La revue s’appuie sur un partenariat fort avec différentes équipes de recherche de l’université : LLA-CREATIS (Lettres, Langages et Arts), le C.A.S (Cultures anglo-saxonnes), le CREG  (Centre de Recherche et d’Études Germaniques), le CLLE-ERSS (Cognition, Langues, Langage, Ergonomie. Équipe de Recherche en Syntaxe et Sémantique) et l’IRPALL (Institut de Recherche Pluridisciplinaire Arts, Lettres et Langues). Ses thématiques, qui concernent des aires géographiques et culturelles différentes, reflètent la diversité de son assise multilingue.

      La revue s’adresse aux spécialistes de la traduction et de la traductologie, mais aussi aux étudiants, aux professionnels, et aux publics désirant découvrir des approches et des pratiques nouvelles de la traduction ainsi que de la communication linguistique et culturelle. C’est pourquoi, si la revue s’appuie sur des partenariats pérennes, elle souhaite également développer d’autres formes de collaborations ponctuelles, dans le cadre de manifestations spécifiques (journées d’études, rencontres, colloques).

      La réflexion commune et transversale que cette revue se propose de développer bénéficie d’un cadre privilégié au CETIM. Cette formation, qui prépare les étudiants aux métiers de la traduction et qui offre des parcours innovants comme celui de la Langue des Signes (Licence et Master) collabore, dans le cadre de projets professionnels divers, avec des partenaires du monde culturel, industriel et scientifique. Ces partenariats enrichissent la pratique de la traduction mais aussi la réflexion sur la traduction en tant que savoir-faire et sur la traductologie en tant qu’inter-discipline. C’est dans ce contexte particulier que sont organisées annuellement Les Rencontres du CETIM, manifestations scientifiques et professionnelles qui rassemblent des enseignants-chercheurs, des praticiens, des partenaires du monde professionnel et des étudiants. La main de Thôt souhaite, entre autres, assurer une large diffusion à ces manifestations, espaces privilégiés d’expression et de confrontation ouverte et constructive.

      La main de Thôt a pour ambition de :

      • créer un espace de communication et de collaboration entre chercheurs et praticiens en traduction et en traductologie ;

      • offrir un espace de diffusion de la recherche appliquée (journées d’études) et fondamentale (colloques et rencontres) ;

      • revaloriser les pratiques de traduction et les traducteurs par une réflexion menée dans la perspective de l’histoire culturelle et par des témoignages actuels ;

      • engendrer des liens et des projets avec différents laboratoires de recherche et différentes universités en France (réseau de l’AFFUMT, par exemple) et à l’étranger ;

      • constituer un espace de perfectionnement dans le domaine de la pratique traductive ouvert aux étudiants, aux enseignants et aux praticiens.

      La main de Thôt porte une attention particulière à des domaines de recherche innovants qui sont en lien avec les pratiques pédagogiques et professionnelles de la formation proposée par le CETIM et, plus généralement, par d’autres formations de traduction.  C’est le cas avec la Langue des Signes Française (LSF) pour laquelle la revue sera une vitrine privilégiée, unique en son genre. Les langues des signes ne possèdent pas d’écriture graphique, cependant la vidéo permet aujourd’hui d’en conserver une trace fidèle : elle fait partie intégrante de la vie des usagers et des professionnels de cette langue, notamment des traducteurs et des interprètes en langue des signes. Grâce aux nouvelles technologies, de nouveaux outils et usages se développent : ses partenariats dans le consortium PRESTO (Pôle de REcherche Signe Tolosan, http://www.irit.fr/presto/) et dans le projet PublicaSigne (avec Websourd, l’IRIT et Giesbert&Associés, 2013-2015) sont ainsi la preuve de la volonté d’innovation et de multidisciplinarité du CETIM.  Un des objectifs scientifiques et pratiques de la revue est de pouvoir recenser et trouver les articles via des moteurs de recherche en langue des signes, c’est-à-dire directement par du lexique signé (soit  par une captation vidéo produite par le lecteur, soit par des propositions signées déjà inventoriées). Enfin, la création de la filière mention LEA, spécialité Français–Anglais–LSF, parcours traduction-interprétation, est un terrain de recherche tout à fait exceptionnel en terme de contenus didactiques, théoriques et pour la traductologie dédiée aux LS, ne serait-ce que par la mixité du public présent : les étudiants locuteurs natif, langue 1, LSF – des étudiants sourds – et ceux locuteurs de langue maternelle française ou de langue étrangère, langue 2, LSF.

      La main de Thôt a une périodicité de publication annuelle thématique. La revue accepte également des communications hors-thèmes, d’envoi spontané, qui seront examinées par le Comité Éditorial. En plus de la partie monographique, La main de Thôt comporte des rubriques permanentes pour lesquelles des contributions sont recevables tout au long de l’année. Ces rubriques sont les suivantes :

      1. Réflexion sur les pratiques : approches épistémologiques. Au carrefour de plusieurs disciplines, la réflexion sur la traduction, ou traductologie, qui doit permettre de mieux traduire et de mieux enseigner la traduction, contribue encore aujourd’hui à faire apparaître la diversité des approches, qu’il s’agisse de professionnels cherchant à structurer la transmission de leur savoir-faire ou de spécialistes de champs disciplinaires variés. Une vision large et rigoureuse de l’interdisciplinarité de la traductologie devrait permettre d’engager une réflexion diachronique (histoire de la traduction et de ses pratiques) et synchronique (relations avec les professionnels et les institutions).  L’espace consacré à la réflexion épistémologique  prendra en compte la diversité des approches et des langages inhérente à un objet d’étude qui est lié à la pluralité des langues et des cultures.

      2. Propos de traducteurs. Cette rubrique donne la parole aux traducteurs professionnels et aux praticiens de la traduction. Elle accepte des contributions non-scientifiques et des témoignages. Elle reflète les multiples domaines de compétences où s’exerce la traduction, mais également les doutes qui peuvent surgir dans la pratique. Cette section rend visible les variétés de traduction, la maîtrise de spécialités d’outils et de techniques, l’émergence de nouvelles pratiques et de nouveaux métiers de la traduction.

      3. Figures de traducteurs. Cette rubrique accorde une place toute particulière à des traducteurs qui, au cours de l’histoire passée et présente, ont joué ou jouent un rôle particulier dans le monde de la traduction, et ont exprimé ou expriment avec des approches et des regards différents leur désir de traduire.

      4. Recensions. La revue a pour vocation de proposer des recensions régulières sur des ouvrages concernant la traduction et la traductologie.

      5. Bibliographique. Chaque numéro se dote d’une bibliographie de référence, qui recense les travaux mentionnés par ses contributeurs, ainsi que les ouvrages et les articles liés à la thématique de la monographie, ou des numéros spéciaux.

      6. La parole aux étudiants. Un espace spécial est réservé aux étudiants de la formation  du CETIM qui participent à un concours annuel destiné à mettre en valeur leur réflexion et leur contribution sur une pratique de traduction dans le cadre d’un projet professionnel. Deux étudiants voient ainsi récompensée leur contribution par une publication dans la revue.

      Les langues de publication de la revue sont au nombre de cinq : allemand, anglais, espagnol, français et Langue des Signes Française. Cependant,  d’autres langues pourront être acceptées de façon exceptionnelle en fonction de la thématique et des possibilités de publication et de traduction, afin de respecter la pluralité linguistique et culturelle. L’un des résumés exigés, devra être rédigé en anglais, le second pouvant l’être dans l’une des quatre autres langues de publication de la revue. Un cas particulier est celui des contributions en LSF, pour lesquelles un résumé en français sera obligatoire.

      La main de Thôt a une périodicité de publication annuelle thématique. Un appel à contribution sera mis annuellement en ligne et diffusé sur internet. La revue accepte également des communications hors-thèmes, d’envoi spontané, qui seront examinées par le Comité Éditorial. La revue n’accepte que les articles achevés et ne prendra pas compte des résumés ou synthèses qui lui seront envoyés. La revue ne publie que des textes originaux, qui demeurent sa propriété pendant une durée d’1 an, sauf avis contraire nécessitant l’accord du comité éditorial. Dans le cas d’une re-publication, il devra être fait mention de la publication initiale dans La main de Thôt, et un lien vers l’article original devra apparaître s’il s’agit d’une re-publication électronique. La revue n’est pas responsable des prises de positions des auteurs, qui n’engagent que leur responsabilité.

      Le processus de sélection des contributions se fait selon le principe des articles et des rapports anonymés et d’une lecture « en double aveugle ». Les auteurs qui le souhaitent pourront avoir accès aux rapports qui concernent leurs travaux. La revue se réserve le droit de demander des modifications.

      Les auteurs doivent respecter les consignes de rédaction et de soumission des contributions de la revue. Il est possible d’inclure des liens vers des contenus internet, du son, des images et des vidéos, à condition que la forme soit gérée par l’auteur et que les droits aient été négociés par lui.